Les fosses septiques


Fosses-septiques.fr vous propose de recevoir gratuitement jusqu'à 5 devis pour la pose,
la fourniture ou le remplacement de votre fosse septique ou d'une mini station d'épuration :

Devis fosse septique

(fourniture et pose)

Devis mini station d'épuration

(fourniture et pose)

Devis vidange, curage, entretien

(fosse septique ou bac à graisse)


Vous trouverez également la liste des fabricants français ainsi que des informations sur la règlementation associée à l'assainissement des eaux usées, sur l'entretien d'une fosse septique et sur la mini station d'épuration. Consultez également notre dossier sur l'assainissement biologique ou comment traiter les eaux usées de façon écologique ou celui sur l'installation, pour tout savoir sur la réglementation, les travaux, l'emplacement et le coût.

fosse septique

La législation appliquée aux fosses septiques


Autrefois, les eaux de toilette allaient dans la fosse septique, et les eaux de cuisine, de salle de bain allaient directement dans les puits perdus ou directement dans la rivière, l’étang au pire.

Aujourd’hui, la plupart des habitations sont connectées à un réseau d’assainissement collectif relié à un à système d’épuration, ou une micro-station d'épuration. Dans le premier cas, les heureux propriétaires n’ont qu’une chose à faire, payer la redevance d’assainissement collectif car c’est la collectivité qui assure la réalisation des collecteurs communément appelés égouts, et des stations d’épuration. Cependant, la fosse septique reste encore le système privilégié d’assainissement des maisons et des constructions non raccordées à un réseau collectif, en particulier dans les zones rurales à faible densité de population. Dans ce cas, les habitants font appel à un professionnel pour la vidange et l’entretien de leurs fosses septiques.

L’assainissement a pour objectif la protection de la santé et de la salubrité publique ainsi que la limitation des risques liés aux rejets des eaux usées et pluviales dans l’environnement. Ainsi la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 consacre cette ressource vitale comme partie intégrante du patrimoine commun de la nation dont la protection et la mise en valeur sont d’intérêt général. Elle confie aux autorités communales la responsabilité de couvrir sur l’ensemble de leur territoire un système d’assainissement collectif et de contrôler les dispositifs individuels d’assainissement. Les particuliers dont les habitations ne sont pas raccordées à un système collectif sont donc tenus d’installer un système d’assainissement conforme à la réglementation en vigueur et de l’entretenir notamment en évitant d’y jeter des substances toxiques ou dangereuses.

Plus tard, le législateur « récidive » avec la loi du 30 décembre 2006 consolidée par la loi du 14 juillet 2012 sur la préservation de l’eau et des milieux aquatiques. Elle prévoit l’obligation pour les communes de réaliser un contrôle des installations d’assainissements non collectifs au plus tard le 31 décembre 2012. Les maires des communes rurales confient généralement le contrôle des installations individuelles à un syndicat intercommunal ou à une société ayant reçu délégation de service public.

Dans la pratique, le propriétaire concerné par le diagnostic est averti une quinzaine de jours avant la date de la visite de contrôle du technicien mandaté. Ce dernier procède à un état des lieux des installations d’assainissements : examen des fosses toutes eaux ou fosses septiques, des bacs à graisses, des fosses étanches. Puis il rédige un rapport qui énumère les travaux à réaliser pour améliorer la sécurité sanitaire au niveau de la structure d’un puits privé par exemple ou d’une installation de fosse septique considérée incomplète ou sous-dimensionnée par rapport à la taille de la construction ou du nombre d’occupants, etc. Enfin, il dresse un inventaire de tous les contrôles effectués dans la municipalité qu’il transmet ensuite au maire.

La loi actuelle prévoit de réaliser ces travaux dans les meilleurs délais, quatre ans au maximum, délai raccourci à un an dans le cas d’une transaction immobilière. Chaque mairie peut le cas échéant conseiller ses administrés, voire participer financièrement au bon déroulement des opérations de mise en conformité.

 

 

Installer une fosse septique


Vous souhaitez installer une fosse septique dans votre jardin pour pouvoir procéder à un système d'assainissement des eaux usées domestiques? Avant de commencer l'installation, il est obligatoire de monter un dossier à déposer en mairie. Cela permet aux experts de déterminer le bien fondé de votre projet:

  • le terrain est-il inondable;
  • y a-t-il une nappe souterraine;
  • combien y a-t-il de pièces principales et d'habitants dans la maison;
  • quel est le type d'alimentation en eau potable;
  • etc.

Concernant l'installation de votre fosse septique, vous devez d'abord vous assurer que le trou pour l'installation est assez grand. En effet, la fosse ne doit pas toucher les parois. Ensuite, assurez-vous qu'il n'y a pas de cailloux ou d'autres objets pointus dans le fond du trou. Pour remédier à ce problème, vous pouvez recouvrir d'une couche de sable.

Lorsque vous posez la fosse, vous devez faire attention au sens des canalisations (entrée et sortie). Durant le remblaiement, que vous ferez avec de la terre végétale, il vous faut ajouter au fur et à mesure de l'eau claire, afin d'équilibrer la pression. Les tuyaux doivent être placés en respectant une pente de 2 à 4% entre la fosse et l'habitation, et 0,5 à 1% vers la filière de traitement.
 

La législation sur l’installation des fosses septiques

L’installation d’une fosse septique implique de nombreux travaux et l’appel à un expert. Avant de démarrer le chantier, vous devez impérativement contacter le Service Public d’Assainissement Non Collectif (le SPANC) afin d’obtenir une autorisation de mise en œuvre. Le SPANC a une double fonction : le conseil et l’accompagnement des particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement non collectif et le contrôle des installations. En premier lieu, il vous sera demandé de compléter un dossier, à remettre à la mairie, avec les éléments suivants :
 

• Un plan de masse détaillé de la construction et du dispositif (1/200ème ou 1/500ème) en indiquant :

  • l'emplacement de la fosse, pré-filtre, bac dégraisseur, l'emplacement de la ventilation de fosse
  • le tracé des canalisations évacuant les eaux usées de l'habitation
  • le tracé des voies d'accès, les zones de stationnement, les zones destinées à un autre usage (piscine, garage, géothermie...)
  • la présence d'un puits dans un rayon de 35 mètres
  • l'emplacement du traitement (tranchées d'épandage, filtre à sable...), en notant les distances par rapport aux limites de propriété


• Le plan d'aménagement intérieur de l'habitation

Lorsque le SPANC valide le dossier, le chantier peut démarrer. Au début des travaux, un premier contrôle est effectué par un spécialiste du SPANC; puis un second avant le remblaiement. Ces contrôles permettent d’obtenir un certificat de conformité de la fosse septique, qui confirme le respect de la réglementation en vigueur. Ce certificat doit être remis à l’acheteur lors de la promesse de vente du bien immobilier.

Une fois la fosse installée, la réglementation exige un entretien régulier afin d’assurer un bon assainissement des eaux usées. Le préfiltre doit être contrôlé régulièrement et la vidange de la fosse septique doit être effectuée en moyenne tous les quatre ans.

 

Le choix de la fosse septique

Si le logement n’est pas raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, il doit être installé un Assainissement non collectif (ANC) qui a pour fonction la collecte, la filtration et l’épuration des eaux usées avant rejet. La réglementation en vigueur impose d’installer une fosse septique toutes eaux, à savoir une fosse qui reçoit à la fois les eaux usées sanitaires et tous les autres types d’eaux usées de l’habitation. Les anciennes fosses septiques, qui ne recevaient que les eaux vannes, ont été remplacées par les fosses septiques toutes eaux.
 

Le choix de la fosse septique dépend de deux principaux critères : sa capacité et son matériel.
 

Le volume de la fosse septique est calculé en fonction de la superficie de l’habitation et du nombre d’habitants. On calcule le volume en fonction du nombre de pièces dans l’habitation (3m3 minimum pour une habitation de 5 pièces, puis 1m3 par pièce supplémentaire).

Les fosses septiques peuvent être constituées de 3 matériaux différents : le béton ou béton armé, le ciment et le PVC renforcé avec fibres de verre. Le béton est davantage conseillé car il est plus résistant et durable que les autres matériaux. Le ciment et le PVC sont préférablement choisis pour des raisons économiques ou techniques.
 

Emplacement

Le lieu d’implantation de la fosse septique doit faire l’objet d’une réflexion basée sur des normes. Ainsi, la fosse doit être placée à:

  • 5 mètres minimum de l’habitation
  • 3 mètres minimum des limites de propriété
  • 3 mètres minimum des arbres et arbustes
  • 35 mètres minimum de toute source d’eau (puits ou captages destinés à l’alimentation)
     

Les travaux

La réglementation prévoit qu’un installateur agréé réalise l’installation de la fosse septique, avec un système de normes à respecter. Cette installation comprend divers travaux, variant selon la configuration du terrain et de la localisation géographique de l’habitation.
 

La première étape consiste en des travaux de creusement afin d’installer la fosse et son coffrage. Le fond de la fosse est recouvert d’un lit de sable compacté de 10 cm. Le remblaiement de la fosse est réalisé latéralement et symétriquement, en couches successives de sable compacté sur 10 cm de largeur. La fosse est progressivement remplie d’eau, au fur et à mesure du remblaiement, afin d’équilibrer la pression. Enfin, le remblaiement final en terre végétale ne doit pas dépasser 30 cm sur la fosse. La deuxième étape consiste à relier les canalisations entre l’habitation et la fosse, et vers la filière de traitement. Le chantier se termine par des travaux de rebouchage et de finition afin d’aplanir le terrain.
 

Des travaux supplémentaires peuvent être nécessaires, tels que la mise en place d’une pompe de relevage des eaux usées ou d’une ventilation. Cette dernière est obligatoire car elle permet d’évacuer les gaz toxiques produits par la fermentation, qui peuvent détériorer la fosse septique.
 

Coût d’installation

Pour estimer le coût total de l’installation d’une fosse technique, plusieurs éléments sont à prendre en compte, à savoir le prix d’achat du matériel et de sa mise en place, mais également des frais annexes.
 

A partir de l’étude du sol réalisée par le SPANC, l’artisan chargé de l’installation peut choisir le type de fosse et ses caractéristiques. En plus de l’achat du matériel de fonctionnement de la fosse, il faut se munir de différents outils : filtre, micro-station d’épuration, système d’épandage. Il faut ajouter à ces frais le coût de la main d’œuvre de l’artisan, ainsi que le coût des contrôles du SPANC. Celui-ci procède à un diagnostic d’assainissement (environ 85€) et à une étude des sols (entre 200 et 500€). Il est difficile d’évaluer précisément les tarifs car ils diffèrent d’une région à l’autre.
 

Une fosse septique coûte entre 500 et 2000€ selon la dimension, la capacité et le matériau. Il faut également prendre en compte le coût des accessoires et de la main d’œuvre, entre 3500 et 8000€.
 

Au total, l’installation d’une fosse septique coûte entre 4000 et 8000€. Vous pouvez néanmoins bénéficier des aides financières de l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat sous certaines conditions. Pour obtenir ces aides, vous pouvez vous renseigner auprès du SPANC qui vous aidera dans vos démarches. Pour connaître le prix d'une fosse septique, vous pouvez utiliser le formulaire en haut de page pour recevoir gratuitement vos devis personnalisés.

Le traitement des eaux usées : un enjeu capital


Le progrès de l'assainissement des eaux usées est un des facteurs qui a le plus fait augmenter l'espérance de vie en occident. Pour beaucoup de pays, cela reste un enjeu majeur pour l'hygiène, la prévention des maladies et la qualité de vie. L'accès aux sanitaires est encore un problème pour 2.5 milliards d'individus dans le monde.

Le système d'égout que nous connaissons s'est développé au 19ème siècle et il fait partie des principaux facteurs qui ont fait progresser l'espérance de vie de 30 ans en un siècle (avec la nutrition, la retraite et la médecine).

L'assainissement non collectif


Pour les zones plus rurales, les habitations individuelles qui ne sont pas raccordées à un réseau public, c'est l'ANC (assainissement non collectif) qui retenue comme solution obligatoire de traitement des eaux, ce qui est à la charge du propriétaire.

On estime à 10% de la population, le nombre d'habitants concernés par l'ANC. Ce site est fait pour vous permettre de trouver le meilleur prix pour l'installation et l'entretien.




Traitement de l'eau : les techniques écologiques d'assainissement


 
Économiser son eau est une nécessité environnementale mais traiter les eaux usées de manière écologique est une suite logique. Pour cela, différentes techniques existent comme la phytoépuration ou les micro-stations biologiques.


Le principe de la phytoépuration

Une solution biologique d'assainissement signifie un traitement sans moteur et autonome énergétiquement. Il peut s'agir d'un lit ou d'une tranchée d'épandage, qui demande une surface minimum de 150 m², des profondeurs de sol d'au moins 70 cm et de nappe phréatique supérieure à 1,40 m et une pente de terrain inférieure à 5 %.
Mais le traitement des eaux prend plus souvent la forme de végétaux qui abritent les bactéries dans leurs racines qui traitent l'eau : c'est la phytoépuration. Elle permet de traiter les eaux usées dans leur intégralité ou en complément d'une technique traditionnelle.


Assainissement écologique : les solutions individuelles

Les eaux usées d'une habitation peuvent être traitées avec des techniques au faible intérêt écologique comme l'épandage – ensemble de tuyaux perforés et rigides dans des tranchées ou dans un lit de faible profondeur et empli de graviers.

Mais certaines techniques comme le filtre à sable, qui complète une fosse toutes eaux grâce aux micro-organismes sur le sable, ou le lagunage – méthode d'épuration par microphyte grâce à des plantes de petites tailles et des algues – sont de bonnes alternatives vertes à l'assainissement classique. Seul problème : le lagunage demande une grande surface pour implanter plusieurs bassins et convient principalement pour une utilisation semi-collective (plus de 20 habitants).
Le bambou d'assainissement présente le même inconvénient mais permet de transformer une station d'épuration de petite taille en une culture de bois de bambou qui, en plus d'être esthétique, se montre pérenne.

Pour des surfaces plus restreintes, les filtres plantés, de graviers, de sable ou à coco sont d'excellents alliés à l’assainissement. Ce dernier, placé après la fosse toutes eaux, filtre les eaux qui s'infiltreront dans le sol.


Filtres plantés : comment ça marche ?

Les eaux usées passent dans des bassins remplis de graviers de différentes tailles où sont plantés des végétaux macrophytes comme des roseaux, des massettes ou du jonc. Elles développent des racines qui drainent, oxygènent et favorisent les bactéries tout en évitant le colmatage.
Pour une utilisation intégrale, le filtre planté doit être à écoulement vertical de roseaux dans le cas d'un prétraitement des eaux usées et à écoulement horizontal pour le traitement.
C'est l'un des rares systèmes écologiques à être agréé, qui peut être utilisé avec ou sans fosse toutes eaux ou en complément de toilettes sèches.


Focus sur les toilettes sèches

Les eaux-vannes peuvent être traitées à part, en installant des toilettes sèches par exemple. Elles fonctionnent sans eau, avec un réceptacle sous la cuvette qui récupère les déchets dans des copeaux pour éviter les odeurs.
Les eaux grises des toilettes peuvent être traitées intégralement de manière écologique. Avant 2012, les toilettes sèches ne demandaient aucun installation complémentaire si elles ne produisaient aucune gêne pour les voisins et ne rejetaient aucun déchet en dehors des limites parcellaires. Mais depuis, l'habitation fonctionnant avec des toilettes sèches doit aussi traiter les eaux ménagères avec un système classique ou agréé. Faute d'eaux noires, une dérogation peut être demandée pour installer un dispositif plus simple à l'instar des filtres plantés, qui sont agréés sans fosse septique depuis décembre 2012.

Si les autres dispositifs écologiques (bambou d'assainissement, lagunage) doivent être complétés par une fosse toutes eaux et ne sont pas tous agréés, ils présentent malgré tout de bons résultats.


La micro-station d'épuration biologique

C'est une technique complète et compacte d'épuration des eaux usées qui utilise les micro-organismes pour dégrader les pollutions en combinant un prétraitement dans une fosse et un traitement via une méthode agréée ou traditionnelle. Les cultures de bactéries peuvent être en suspension dans un mélange eau-boue (à culture libre) ou fixées sur un support (culture fixée). Ces dernières supportent mieux les changements de volume d'eaux à traiter.
Agréées par le ministère de l'écologie, elles fonctionnent avec une ou plusieurs cuves comportant un compartiment qui sépare les éléments solides de ceux liquides et un second, le « réacteur biologique », qui met en contact les bactéries avec l'air par un système de générateur d'air, produisant ainsi de l'eau, des gaz et des boues, stockées avec les boues du prétraitement.
Enfin, les eaux traitées sont rejetées, soit par infiltration directe dans le sous-sol, soit par irrigation des végétaux, soit directement en cours d'eau.

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