Installer une fosse septique

installation

Vous souhaitez installer une fosse septique dans votre jardin pour pouvoir procéder à un système d'assainissement des eaux usées domestiques? Avant de commencer l'installation, il est obligatoire de monter un dossier à déposer en mairie. Cela permet aux experts de déterminer le bien fondé de votre projet:

  • le terrain est-il inondable;
  • y a-t-il une nappe souterraine;
  • combien y a-t-il de pièces principales et d'habitants dans la maison;
  • quel est le type d'alimentation en eau potable;

Concernant l'installation de votre fosse septique, vous devez d'abord vous assurer que le trou pour l'installation est assez grand. En effet, la fosse ne doit pas toucher les parois. Ensuite, assurez-vous qu'il n'y a pas de cailloux ou d'autres objets pointus dans le fond du trou. Pour remédier à ce problème, vous pouvez recouvrir d'une couche de sable.

Lorsque vous posez la fosse, vous devez faire attention au sens des canalisations (entrée et sortie). Durant le remblaiement, que vous ferez avec de la terre végétale, il vous faut ajouter au fur et à mesure de l'eau claire, afin d'équilibrer la pression. Les tuyaux doivent être placés en respectant une pente de 2 à 4% entre la fosse et l'habitation, et 0,5 à 1% vers la filière de traitement.


La législation sur l’installation

L’installation d’une fosse septique toutes eaux implique de nombreux travaux et l’appel à un expert. Avant de démarrer le chantier, vous devez impérativement contacter le Service Public d’Assainissement Non Collectif (le SPANC) afin d’obtenir une autorisation de mise en œuvre. Le SPANC a une double fonction : le conseil et l’accompagnement des particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement non collectif et le contrôle des installations. En premier lieu, il vous sera demandé de compléter un dossier, à remettre à la mairie, avec les éléments suivants :

  • Le plan d'aménagement intérieur de l'habitation
  • Un plan de masse détaillé de la construction et du dispositif (1/200ème ou 1/500ème) en indiquant :
    • l'emplacement de la fosse, pré-filtre, bac dégraisseur, l'emplacement de la ventilation de fosse
    • le tracé des canalisations évacuant les eaux usées de l'habitation
    • le tracé des voies d'accès, les zones de stationnement, les zones destinées à un autre usage (piscine, garage, géothermie...)
    • la présence d'un puits dans un rayon de 35 mètres
    • L'emplacement du traitement (tranchées d'épandage, filtre à sable...), en notant les distances par rapport aux limites de propriété

Lorsque le SPANC valide le dossier, le chantier peut démarrer. Au début des travaux, un premier contrôle est effectué par un spécialiste du SPANC; puis un second avant le remblaiement. Ces contrôles permettent d’obtenir un certificat de conformité de la fosse septique, qui confirme le respect de la réglementation en vigueur. Ce certificat doit être remis à l’acheteur lors de la promesse de vente du bien immobilier.

Une fois la fosse installée, la réglementation exige un entretien régulier afin d’assurer un bon assainissement des eaux usées. Le pré-filtre doit être contrôlé régulièrement et la vidange doit être effectuée en moyenne tous les quatre ans.

Le choix de la fosse toutes-eaux

Si le logement n’est pas raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, il doit être installé un assainissement non collectif (ANC) qui a pour fonction la collecte, la filtration et l’épuration des eaux usées avant rejet. La réglementation en vigueur impose d’installer une fosse septique toutes eaux, à savoir une fosse qui reçoit à la fois les eaux usées sanitaires et tous les autres types d’eaux usées de l’habitation. Les anciennes fosses septiques, qui ne recevaient que les eaux vannes, ont donc été remplacées par celles-ci.

Le choix de la fosse septique dépend de deux principaux critères : sa capacité et son matériel.

Le volume de la fosse est calculé en fonction de la superficie de l’habitation et du nombre d’habitants. On calcule le volume en fonction du nombre de pièces dans l’habitation (3m3 minimum pour une habitation de 5 pièces, puis 1m3 par pièce supplémentaire).

Les fosses septiques peuvent être constituées de 3 matériaux différents : le béton ou béton armé, le ciment et le PVC renforcé avec fibres de verre. Le béton est davantage conseillé car il est plus résistant et durable que les autres matériaux. Le ciment et le PVC sont préférablement choisis pour des raisons économiques ou techniques.

Emplacement

Le lieu d’implantation doit faire l’objet d’une réflexion basée sur des normes. Ainsi, la fosse doit être placée à:

  • 5 mètres minimum de l’habitation
  • 3 mètres minimum des limites de propriété
  • 35 mètres minimum de toute source d’eau (puits ou captages destinés à l’alimentation)

Les travaux

La réglementation prévoit qu’un installateur agréé réalise l’installation de la fosse septique, avec un système de normes à respecter. Cette installation comprend divers travaux, variant selon la configuration du terrain et de la localisation géographique de l’habitation.

La première étape consiste en des travaux de creusement afin d’installer la fosse et son coffrage. Le fond de la fosse est recouvert d’un lit de sable compacté de 10 cm. Le remblaiement de la fosse est réalisé latéralement et symétriquement, en couches successives de sable compacté sur 10 cm de largeur. La fosse est progressivement remplie d’eau, au fur et à mesure du remblaiement, afin d’équilibrer la pression. Enfin, le remblaiement final en terre végétale ne doit pas dépasser 30 cm sur la fosse. La deuxième étape consiste à relier les canalisations entre l’habitation et la fosse, et vers la filière de traitement. Le chantier se termine par des travaux de rebouchage et de finition afin d’aplanir le terrain.

Des travaux supplémentaires peuvent être nécessaires, tels que la mise en place d’une pompe de relevage des eaux usées ou d’une ventilation. Cette dernière est obligatoire car elle permet d’évacuer les gaz toxiques produits par la fermentation, qui peuvent détériorer la fosse septique.

Coût d’installation

Pour estimer le coût total de l’installation d’une fosse toutes-eaux, plusieurs éléments sont à prendre en compte, à savoir le prix d’achat du matériel et de sa mise en place, mais également des frais annexes.

A partir de l’étude du sol réalisée par le SPANC, l’artisan chargé de l’installation peut choisir le type de fosse et ses caractéristiques. En plus de l’achat du matériel de fonctionnement de la fosse, il faut se munir de différents outils : filtre, micro-station d’épuration, système d’épandage. Il faut ajouter à ces frais le coût de la main d’œuvre de l’artisan, ainsi que le coût des contrôles du SPANC. Celui-ci procède à un diagnostic d’assainissement (environ 85€) et à une étude des sols (entre 200 et 500€). Il est difficile d’évaluer précisément les tarifs car ils diffèrent d’une région à l’autre.

Une fosse septique coûte entre 500 et 2000€ selon la dimension, la capacité et le matériau. Il faut également prendre en compte le coût des accessoires et de la main d’œuvre, entre 3500 et 8000€.

Au total, l’installation coûte entre 4000 et 8000€. Vous pouvez néanmoins bénéficier des aides financières de l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat sous certaines conditions. Pour obtenir ces aides, vous pouvez vous renseigner auprès du SPANC qui vous aidera dans vos démarches. Pour connaître le prix d'une fosse septique, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous pour recevoir gratuitement vos devis personnalisés.

L'entretien

Pour assurer à votre installation une durée de vie raisonnable, il vous faut l'entretenir en respectant plusieurs éléments.

La vidange doit être faite régulièrement: en moyenne tous les quatre ans, mais cela dépend de la rapidité de remplissage de la fosse. La vidange doit être effectuée dès que les boues atteignent la moitié du volume de la fosse septique. La vidange est obligatoire: aussi vous faut-il un certificat pour pouvoir prouver que vous l'avez faite. Pour cela, vous devez vous adresser à une entreprise spécialisée. Si votre fosse septique dispose d'un bac à graisse et d'un préfiltre, nettoyez-les régulièrement.

Une fois que la vidange est faite, vous devez vous assurer que la fosse septique est toujours alimentée en eau. Des boues doivent toujours être laissées au fond de la fosse, car elles contiennent des bactéries épuratrices.

Deuxième élément important pour l'entretien: le curage des canalisations. Cela consiste à éliminer le tartre dans les canalisations de la fosse et à enlever les déchets entassés sur les parois (boue, gravats, sable, graisse...). Le filtre doit faire l'objet d'une maintenance régulière: cela consiste à désherber les plantes et à couper les parties aériennes des tiges.

Devis fosse septique

Vous souhaitez connaître le prix d'une fosse septique, vous avez besoin d'un devis pour la fourniture et/ou la pose, en première installation ou en remplacement? Merci de remplir ce formulaire pour être mis en contact avec des artisans proche de votre domicile et comparer les offres.


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Fonctionnement

schéma

Comment fonctionne une fosse septique? A quoi sert cette cuve d’assainissement? Quelle différence y’a-t-il entre une fosse septique toutes eaux et une fosse septique eaux vannes?

Une fosse septique sert à recueillir et à effectuer un premier traitement des eaux usées domestiques (eaux grises et eaux noires). Les fosses septiques sont utilisées pour des installations d’assainissement non collectif.

Elle va également permettre un prétraitement en séparant les matières solides, comme les matières fécales, les déchets flottants ou non miscibles, comme les graisses, de l’eau usée en elle-même. De plus, elle va permettre la liquéfaction partielle des matières polluantes par un procédé naturel de fermentation anaérobie basique, appelé "digestion" .

Une fosse toutes-eaux recueillera toutes les eaux usées domestiques (eaux usées des toilettes + eaux ménagères), tandis qu’une fosse septique eaux vannes ne recueillera que les eaux issues des toilettes. Dans tous les cas, elle ne doit pas recevoir les eaux de pluies.

Une fosse septique va séparer les eaux usées en trois couches :

  • L’écume ou chapeau
  • Les sédiments
  • Les effluents décantés

L’écume ou chapeau est constitué des graisses, huiles et autre matières légères ou non miscibles qui flottent à la surface des eaux usées dans le bac. Cette écume peut former une croûte relativement dure sous laquelle circule les eaux usées. Un dispositif appelé « pare-écume » peut être placé à la sortie de la fosse septique.

Les sédiments sont composés des matières solides plus denses que l’eau qui viennent se déposer au fond de la fosse septique. Il s’agit essentiellement de matière fécale (rejets des toilettes). Ces sédiments vont être compactés au fond de la cuve par la pression de l’eau, et « digérés » par l’activité naturelle des bactéries entrainant des émanations de divers gaz (dont du gaz carbonique ou encore du méthane).

Les effluents décantés sont les eaux usées restantes après la formation de l’écume et des sédiments. Ils prennent la forme d’un liquide clair mais qui ne doit surtout pas être considérés comme des eaux traitées et ne doivent pas être rejetés dans la nature.

La législation appliquée à l'assainissement individuel

Autrefois, les eaux de toilette allaient dans la fosse septique, et les eaux de cuisine, de salle de bain allaient directement dans les puits perdus ou directement dans la rivière, l’étang au pire.

Aujourd’hui, la plupart des habitations sont connectées à un réseau d’assainissement collectif relié à un à système d’épuration, ou une micro-station d'épuration. Dans le premier cas, les heureux propriétaires n’ont qu’une chose à faire, payer la redevance d’assainissement collectif car c’est la collectivité qui assure la réalisation des collecteurs communément appelés égouts, et des stations d’épuration. Cependant, la fosse toutes-eaux reste encore le système privilégié d’assainissement des maisons et des constructions non raccordées à un réseau collectif, en particulier dans les zones rurales à faible densité de population. Dans ce cas, les habitants font appel à un professionnel pour la vidange et l’entretien de leurs fosses septiques.

L’assainissement a pour objectif la protection de la santé et de la salubrité publique ainsi que la limitation des risques liés aux rejets des eaux usées et pluviales dans l’environnement. Ainsi la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 consacre cette ressource vitale comme partie intégrante du patrimoine commun de la nation dont la protection et la mise en valeur sont d’intérêt général. Elle confie aux autorités communales la responsabilité de couvrir sur l’ensemble de leur territoire un système d’assainissement collectif et de contrôler les dispositifs individuels d’assainissement. Les particuliers dont les habitations ne sont pas raccordées à un système collectif sont donc tenus d’installer un système d’assainissement conforme à la réglementation en vigueur et de l’entretenir notamment en évitant d’y jeter des substances toxiques ou dangereuses.

Plus tard, le législateur « récidive » avec la loi du 30 décembre 2006 consolidée par la loi du 14 juillet 2012 sur la préservation de l’eau et des milieux aquatiques. Elle prévoit l’obligation pour les communes de réaliser un contrôle des installations d’assainissements non collectifs au plus tard le 31 décembre 2012. Les maires des communes rurales confient généralement le contrôle des installations individuelles à un syndicat intercommunal ou à une société ayant reçu délégation de service public.

Dans la pratique, le propriétaire concerné par le diagnostic est averti une quinzaine de jours avant la date de la visite de contrôle du technicien mandaté. Ce dernier procède à un état des lieux des installations d’assainissements : examen des fosses toutes eaux ou fosses septiques, des bacs à graisses, des fosses étanches. Puis il rédige un rapport qui énumère les travaux à réaliser pour améliorer la sécurité sanitaire au niveau de la structure d’un puits privé par exemple ou d’une installation de fosse septique considérée incomplète ou sous-dimensionnée par rapport à la taille de la construction ou du nombre d’occupants, etc. Enfin, il dresse un inventaire de tous les contrôles effectués dans la municipalité qu’il transmet ensuite au maire.

La loi actuelle prévoit de réaliser ces travaux dans les meilleurs délais, quatre ans au maximum, délai raccourci à un an dans le cas d’une transaction immobilière. Chaque mairie peut le cas échéant conseiller ses administrés, voire participer financièrement au bon déroulement des opérations de mise en conformité.


Comment remplir le dossier SPANC?

Le SPANC (Service Public d'Assainissement Non Collectif) est le référent pour tout particulier souhaitant installer une solution individuelle d'assainissement des eaux usées.

Suivant les SPANC et leur different prestataires (association, veolia, suez etc..) la procédure peut être différente, mais il existe des points communs.

Ou se procurer le dossier?

Dans tous les cas c'est la mairie qui vous fournira le dossier a remplir, car c'est la mairie qui est responsable de la salubRité publique./P>

Comment remplir le dossier?

Normalement, si votre installateur est un professionnel, il vous proposera la rédaction gratuite du document.

Si ce n'est pas le cas:

  1. Remplissez la partie relative a vos coordonnées
  2. Verifiez sur votre acte de propriété les numeros et références cadastrales de votre propriété et reportéez-les sur le dossier.
  3. Reprenez le devis de votre installateur. Normalement la description de l'installation vous permettra de répondre aux differentes questions du dossier.
  4. Dans le cas d'une micro-station d'épuration , c'est simple : cochez la case "micro-station' ou la case "autre système" . Indiquez le modèle de micro-station et cloturez le dossier.
  5. On vous demande de joindre également un plan de situation de la propriété; Là, les cartes GOOGLE MAPS sont très suffisante pourvu qu'elles indiquent bien au technicien la situation géographique de votre bien dans un rayon de 5 KM
  6. Le plan de masse: On vous demande de présenter votre future installation sur un plan de masse:
  7. La façon la plus simple d'opérer est la suivante:

    • Procurer vous un extrait cadastrale de votre proprié sur le site du cadastre numérisé: https://www.cadastre.gouv.fr
    • Avec votre adresse postal ou vos références cadastrales vous trouverez le nécéssaire.
    • Enregistrer un tirage en PDF de votre extrait et dessinez votre installation soit directement au stylo de couleur soit utiliser le logiciel PAINT installé avec WINDOWS.
    • Respecter les cotes et l'échelle de votre extrait.

Que faire du dossier?

Prendre connaissance du montant des frais, signer le dossier et le reporter en MAIRIE qui se chargera de son cheminement.

Rappel.

La Mairie ets la seule responsable de la salubrité publique.

Le service de la Mairie pour l'assainissement non collectif est le SPANC. La Mairie peut soit avoir créer un SPANC soit avoir délégué cette compétence a la Communauté de communes

Le SPANC n'est jamais prescripteur, il n'a qu'une mission de contrôle, conseil et ne peut rien interdire(a condition de rester dans les "clous" de la législation)


Le traitement des eaux usées: un enjeu capital

l'assainissement des eaux usées

Le progrès de l'assainissement des eaux usées est un des facteurs qui a le plus fait augmenter l'espérance de vie en occident. Pour beaucoup de pays, cela reste un enjeu majeur pour l'hygiène, la prévention des maladies et la qualité de vie. L'accès aux sanitaires est encore un problème pour 2.5 milliards d'individus dans le monde.

Le système d'égout que nous connaissons s'est développé au 19ème siècle et il fait partie des principaux facteurs qui ont fait progresser l'espérance de vie de 30 ans en un siècle (avec la nutrition, la retraite et la médecine).

L'assainissement non collectif

ANC

Pour les zones plus rurales, les habitations individuelles qui ne sont pas raccordées à un réseau public, c'est l'ANC (assainissement non collectif) qui retenue comme solution obligatoire de traitement des eaux, ce qui est à la charge du propriétaire.

On estime à 10% de la population, le nombre d'habitants concernés par l'ANC. Ce site est fait pour vous permettre de trouver le meilleur prix pour l'installation et l'entretien.

Les eaux usées des habitations, qu’elles soient principales ou secondaires, doivent être évacuées dans le milieu naturel tout en préservant au mieux la santé publique et l’environnement. Il convient alors de traiter ce qui peut polluer et qui est charrié par les eaux usées afin de limiter l’impact sur les milieux aquatiques et les nappes phréatiques.

Il existe divers assainissements pour cela, le collectif, le tout-à-l’égout et l’assainissement non collectif (ANC).

Ce dernier est également appelé assainissement autonome ou individuel et se retrouve très souvent utilisé dans le milieu rural. Cela concerne donc les maisons qui ne sont pas raccordées au réseau public des eaux usées. Ce type d’assainissement tend à se développer.

Cependant, le système ANC pour les eaux usées n’est pas toujours bien conçu ou alors est mal exploité et les installations peuvent alors engendrer de graves nuisances environnementales et des risques sanitaires plus ou moins conséquents.

C’est pourquoi, dans le cadre d’une réglementation rigoureuse complétée par la publication d’un arrêté réformant les prescriptions techniques, des entreprise mettent au service des particuliers leur savoir-faire, leur expérience et les outils nécessaires afin de gérer au mieux cet assainissement non collectif en proposant sur devis gratuit, des solutions diverses (fosse septiques toutes eaux, micro-station, etc.) mais aussi en mettant le client au courant des démarches à effectuer pour obtenir une conformité en terme d’assainissement individuel.

Il est important, répétons-le, d’assainir car les rejets domestiques contiennent des eaux dites grises venant des salles e bain et autres machines à laver contenant des détergents parfois, mais aussi des eaux de cuisine contenant des graisses et des huiles et des eaux dites noires venant des WC. L’ensemble de ces eaux usées contiennent des micro-organismes pathogènes, des matières en suspension, bref des polluants qui peuvent être à l’origine de risques sanitaires et de pollution environnementale. Il convient donc de traiter ces eaux afin que le milieu naturel puisse s’épurer naturellement.

les techniques écologiques d'assainissement

Économiser son eau est une nécessité environnementale mais traiter les eaux usées de manière écologique est une suite logique. Pour cela, différentes techniques existent comme la phytoépuration ou les micro-stations biologiques.

Le principe de la phytoépuration

Une solution biologique d'assainissement signifie un traitement sans moteur et autonome énergétiquement. Il peut s'agir d'un lit ou d'une tranchée d'épandage, qui demande une surface minimum de 150 m², des profondeurs de sol d'au moins 70 cm et de nappe phréatique supérieure à 1,40 m et une pente de terrain inférieure à 5 %.

Mais le traitement des eaux prend plus souvent la forme de végétaux qui abritent les bactéries dans leurs racines qui traitent l'eau : c'est la phytoépuration. Elle permet de traiter les eaux usées dans leur intégralité ou en complément d'une technique traditionnelle.

Assainissement écologique : les solutions individuelles

Les eaux usées d'une habitation peuvent être traitées avec des techniques au faible intérêt écologique comme l'épandage – ensemble de tuyaux perforés et rigides dans des tranchées ou dans un lit de faible profondeur et empli de graviers.

Mais certaines techniques comme le filtre à sable, qui complète une fosse toutes eaux grâce aux micro-organismes sur le sable, ou le lagunage – méthode d'épuration par microphyte grâce à des plantes de petites tailles et des algues – sont de bonnes alternatives vertes à l'assainissement classique. Seul problème : le lagunage demande une grande surface pour implanter plusieurs bassins et convient principalement pour une utilisation semi-collective (plus de 20 habitants).

Le bambou d'assainissement présente le même inconvénient mais permet de transformer une station d'épuration de petite taille en une culture de bois de bambou qui, en plus d'être esthétique, se montre pérenne.

Pour des surfaces plus restreintes, les filtres plantés, de graviers, de sable ou à coco sont d'excellents alliés à l’assainissement. Ce dernier, placé après la fosse toutes eaux, filtre les eaux qui s'infiltreront dans le sol.

Filtres plantés : comment ça marche ?

Les eaux usées passent dans des bassins remplis de graviers de différentes tailles où sont plantés des végétaux macrophytes comme des roseaux, des massettes ou du jonc. Elles développent des racines qui drainent, oxygènent et favorisent les bactéries tout en évitant le colmatage.

Pour une utilisation intégrale, le filtre planté doit être à écoulement vertical de roseaux dans le cas d'un prétraitement des eaux usées et à écoulement horizontal pour le traitement.

C'est l'un des rares systèmes écologiques à être agréé, qui peut être utilisé avec ou sans fosse toutes eaux ou en complément de toilettes sèches.

Focus sur les toilettes sèches

Les eaux-vannes peuvent être traitées à part, en installant des toilettes sèches par exemple. Elles fonctionnent sans eau, avec un réceptacle sous la cuvette qui récupère les déchets dans des copeaux pour éviter les odeurs.

Les eaux grises des toilettes peuvent être traitées intégralement de manière écologique. Avant 2012, les toilettes sèches ne demandaient aucun installation complémentaire si elles ne produisaient aucune gêne pour les voisins et ne rejetaient aucun déchet en dehors des limites parcellaires. Mais depuis, l'habitation fonctionnant avec des toilettes sèches doit aussi traiter les eaux ménagères avec un système classique ou agréé. Faute d'eaux noires, une dérogation peut être demandée pour installer un dispositif plus simple à l'instar des filtres plantés, qui sont agréés sans fosse septique depuis décembre 2012.

Si les autres dispositifs écologiques (bambou d'assainissement, lagunage) doivent être complétés par une fosse toutes eaux et ne sont pas tous agréés, ils présentent malgré tout de bons résultats.

La micro-station d'épuration biologique

C'est une technique complète et compacte d'épuration des eaux usées qui utilise les micro-organismes pour dégrader les pollutions en combinant un prétraitement dans une fosse et un traitement via une méthode agréée ou traditionnelle. Les cultures de bactéries peuvent être en suspension dans un mélange eau-boue (à culture libre) ou fixées sur un support (culture fixée). Ces dernières supportent mieux les changements de volume d'eaux à traiter.

Agréées par le ministère de l'écologie, elles fonctionnent avec une ou plusieurs cuves comportant un compartiment qui sépare les éléments solides de ceux liquides et un second, le « réacteur biologique », qui met en contact les bactéries avec l'air par un système de générateur d'air, produisant ainsi de l'eau, des gaz et des boues, stockées avec les boues du prétraitement.

Enfin, les eaux traitées sont rejetées, soit par infiltration directe dans le sous-sol, soit par irrigation des végétaux, soit directement en cours d'eau.

Lexique de l'assainissement

Pour vous familiariser avec le vocabulaire du secteur, nous vous proposons ce glossaire de l'assainissement de l'eau et quelques définitions:

  • Aérobie (réaction)
  • La réaction aérobie est l’action des bactéries nécessitant un apport d’oxygène. Les matières organiques sont alors transformées en carbone sous la forme de dioxyde de carbone.

  • Anaérobie (réaction)
  • Action des bactéries dans un milieu sans oxygène.

  • Assainissement de l’eau
  • L’assainissement de l’eau regroupe l’ensemble des dispositions qui permettent la collecte, le traitement et l’évacuation des eaux dites résiduelles. Deux types d’assainissement s’opposent : l’assainissement collectif de l’eau et l’assainissement non collectif A.N.C. (voir définition).

  • Assainissement collectif
  • Dans le cadre d’un assainissement collectif, les eaux résiduelles sont évacuées dans les égouts.

  • Assainissement écologique
  • L’assainissement écologique de l’eau est une vision de l’assainissement qui intègre dans ses préoccupations la problématique de gestion durable de l’eau et également celle de la biomasse dans les villes et dans les habitations.

  • Assainissement non collectif (ANC)
  • L’assainissement non collectif de l’eau désigne un système d’assainissement effectuant la collecte, le prétraitement, le traitement, l’infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des immeubles non raccordés à un réseau public d’assainissement. L’expression « assainissement non collectif » regroupe le plus souvent les expressions « assainissement individuel » et « assainissement autonome », pour des parcelles privées. Dans le cas d’un assainissement non collectif, les eaux résiduelles sont traitées et évacuées de façon autonome, sur le site de leur production.

  • Assainissement autonome individuel
  • C’est un mode de collecte et de traitement d’eaux usées d’habitations individuelles ou de petites collectivités, via des dispositifs indépendants des ouvrages communaux. L’épuration de l’eau est le plus souvent assurée par prétraitement puis épandage souterrain. Egalement appelé assainissement non collectif » ou « assainissement individuel ».

  • Biomasse
  • La biomasse est le milieu de développement des micro-organismes.

  • Boues
  • Dans l’assainissement, les boues sont des matières solides décantées qui se déposent au fond de la fosse toutes eaux.

  • Citerne – cuve – réservoir de récupération eau de pluie
  • Appelé citerne de récupération de l’eau de pluie ou cuve de récupération de l’eau de pluie ou encore réservoir de récupération de l’eau de pluie, ce système permet de stocker l’eau de pluie naturelle pour en disposer ensuite pour l’arrosage des jardins, des voitures…

  • Clarification
  • Action de séparation gravitaire entre les matières en suspension et le liquide qui les contient.

  • Collecteur
  • Un collecteur est une canalisation assurant le transport des eaux usées et des eaux pluviales des réseaux communaux vers les lieux de traitement de l’eau.

  • Effluents
  • Le terme d’effluents désigne généralement l’ensemble des eaux évacuées par les collecteurs.

  • Eaux ménagères
  • Les eaux ménagères sont les eaux provenant des salles de bain, cuisines, buanderies, lavabos.

  • Eaux pluviales (EP)
  • Les eaux pluviales proviennent du ruissellement des précipitations sur les chaussées, les toitures et toutes les autres surfaces imperméables.

  • Eaux usées domestiques (EU)
  • Le terme d’eaux usées désigne le plus souvent l’ensemble des rejets domestiques provenant des appareils sanitaires et des cuisines. On les appelle également « eaux grises ».

  • Eaux vannes
  • Les eaux vannes sont les eaux provenant des W.C. On les appelle également « eaux noires ».

  • Equivalent Habitants (EH)
  • Chaque système d’assainissement est prévu pour traiter un nombre d’équivalent-habitants (EH) défini. Pour le dimensionnement d’un assainissement, la règle retenue par la plupart des SPANC est EH=PP, soit le nombre d’Equivalent-Habitants est égal au nombre de pièces principales de votre habitation (exemple : une habitation de 5 pièces principales correspond alors à 5 EH).

  • Epandage
  • Système destiné à recevoir les eaux prétraitées issues de la fosse toutes eaux et permettre leur répartition, leur infiltration et leur épuration dans le sol en place.

  • Epuration de l’eau
  • L’épuration de l’eau, c’est le traitement complet des effluents domestiques qui permet de rejeter des eaux conformes aux objectifs de réduction de la pollution, dans le milieu naturel. Synonyme : assainissement de l’eau.

  • Flocs
  • Amas de matières en suspension et de bactéries.

  • Fosse septique toutes eaux
  • La fosse toutes eaux est un dispositif de prétraitement destiné à recevoir toutes les eaux usées domestiques. La fosse toutes eaux remplace la fosse septique.

  • Fosse septique
  • La fosse septique est un dispositif de prétraitement de l’eau destiné à recevoir uniquement les eaux vannes (eaux provenant des WC).

  • Hydromorphie

    Aptitude d’un sol à la rétention d’eau en permanence ou périodiquement dans une année.

  • Imputrescible
  • Se dit d’un élément insensible à l’action des bactéries ou moisissures.

  • Infiltration
  • Système d’épuration de l’eau qui consiste à filtrer l’eau polluée à travers un massif de matériaux granulaires.

  • Micro-station d’épuration autonome
  • Aussi appelée « mini station d’épuration », la micro station d’épuration permet l’épuration des eaux usées des maisons individuelles et des petites collectivités non raccordées à un réseau public d’assainissement.

  • Nappe phréatique
  • Une nappe phréatique est une nappe d’eau souterraine susceptible d’alimenter des sources ou des puits.

  • Ouvrage de décantation
  • Un ouvrage de décantation permet un traitement des eaux usées par passage dans des bassins qui les séparent d’une grande partie des impuretés les plus volumineuses qu’elles contiennent. Sous l’action de la gravité et le ralentissement du courant qui les transportaient, les impuretés les plus lourdes tombent au fond de l’ouvrage de décantation. Les eaux usées ainsi clarifiées rejoignent le réseau d’assainissement.

  • Percolation
  • La percolation est un procédé d’épuration de l’eau consistant à filtrer l’eau polluée grâce à un massif de matériaux granulaires.

  • Radier
  • Le radier est le fil d’eau, ou fond, d’une canalisation où s’écoulent les effluents.

  • Réseau collectif d’assainissement
  • Le réseau collectif d’assainissement de l’eau regroupe l’ensemble des canalisations et des ouvrages qui assurent le transport des eaux usées ou des eaux pluviales vers une installation de traitement. On distingue les réseaux unitaires des réseaux séparatifs.

  • Réseau séparatif
  • Le réseau séparatif est un mode de collecte de l’eau où les eaux usées et les eaux pluviales circulent par des canalisations distinctes.

  • Réseau unitaire (UN)
  • Le réseau unitaire est un mode de collecte ne distinguant pas les eaux pluviales des eaux usées. Les effluents sont mélangés dans les mêmes canalisations.

  • SPANC – Service Public d’Assainissement Non Collectif
  • Le Spanc a trois rôles principaux, informer les usagers sur les réglementations en vigueur, contrôler l’existence et l’implantation des installations d’assainissement (conformité, entretien, fonctionnement), valider les études présentées pour les futures réalisations de dispositifs d’assainissement.

  • Station d’épuration des eaux usées
  • Installation permettant la dépollution des eaux usées urbaines domestiques. C’est une station de traitement des eaux usées des usagers (particuliers et industriels) raccordés au réseau d’assainissement. La station d’épuration rejette une eau épurée dans le milieu naturel qui doit être conforme aux valeurs limites définies par arrêté préfectoral.

  • Traitement de l’eau
  • Le traitement désigne la mise en œuvre de techniques visant à rendre l’eau apte aux usages auxquels elle est destinée, d’un point de vue biologique, chimique et/ou physique. Dans le cadre du traitement des eaux potables, l’eau de surface est stockée après qu’elle se soit infiltrée.